Une jeune tiktokeuse a fait un sketch qui met en scène un couple qui vit en concubinage et dont la femme prévient qu’elle ne rentrera pas après sa séance de sport. Elle a prévu de sortir dîner avec un abonné de la salle. Ils se parlent en fin de séance pendant les étirements.
Il semblerait que cette personne soit en proie à un chagrin d’amour. Et comme ils ont un bon « feeling », ils souhaitent passer un peu de temps ensemble pour affronter cette situation difficile pour lui.
Même si l’idée initiale du sketch gravitait autour de la jalousie. Il semble important de regarder cette situation sous un autre angle.

En 2026 éclate le scandale Patrick Bruel. Il n’est que le haut de l’iceberg d’un problème qui, même aujourd’hui, a du mal à être reconnu pour ce qu’il est. Les quelque 30 plaintes déposées, un climat où tout le monde sait ce qui se passe et personne n’en parle, voire même laisse faire. Après la condamnation de Tariq Ramadan, l’affaire Abitan et le tout à la suite du procès Pelicot.
Les enquêtes de victimation de l’Observatoire national des violences faites aux femmes exposent une hausse très conséquente des VSS et autres agressions sur les femmes.
Mais empiriquement, il ressort surtout des enquêtes que c’est le nombre de violences dans le couple et par des proches qui a vu son nombre exploser. Tout simplement parce qu’il est plus envisageable aujourd’hui de porter plainte contre son conjoint dans le cadre du couple.
Aujourd’hui, on ne peut plus se payer le luxe de considérer ces agressions comme le mauvais coup du sort qui n’arrive qu’aux autres.
En situation de stress, on ne sait pas quoi faire. C’est pour ça qu’il faut se préparer psychologiquement à apporter une réponse. Que ce soit une résistance physique sur le coup ou s’organiser pour collecter des preuves et accepter de porter l’affaire en justice.
Alors, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, ce n’est pas un aveu comme quoi tous les mecs sont dangereux, non.
Mais dans la population, il y a des gens dangereux, oui.
Les chiffres de l’Observatoire national des violences faites aux femmes montrent donc deux catégories d’agressions contre les femmes. Celles commises par un proche et celles commises par un inconnu. La première catégorie ne pouvant être traitée dans un simple billet de blog, nous nous intéresserons à la seconde.
Quoi que l’on pense des techniques de self-défense, la discipline a identifié deux phases de la réponse à une agression qui sont : l’anticipation (I) et la confrontation (II).
I) Anticiper le danger
Face à ce danger, il est important de ne pas virer paranoïaque ou de s’empêcher de vivre par sécurité. L’immense majorité des gens ne vous veulent aucun mal. Mais, par sécurité, nous devons tous nous plier à une certaine discipline, comme lorsque nous conduisons (A). Et plus que tout : ne plus avoir peur d’exiger d’autrui qu’il prouve sa fiabilité (B).
A) Vigilance mère de toutes les sûretés.
Tu rencontres une personne, tu souhaites la connaître parce que le feeling passe bien. Rien de plus normal. Mais le monde est devenu trop dangereux pour continuer à y évoluer comme si rien n’arrivera jamais. La moindre des choses aujourd’hui est que tout le monde reconnaisse cet état de fait.
Les rencontres en public sont bien évidemment la base. Une personne qui te presse pour t’isoler avec elle alors que tu la connais à peine est potentiellement source de problèmes, quelle qu’en soit la gravité. Bien entendu, cela vaut d’autant plus si on est déjà en couple et qu’on ne recherche qu’une relation platonique.Et ça aussi, pour éviter toute complication, vaut mieux être clair dès le début : certes, le courant passe bien, mais tu es déjà en couple.
Et bien sûr, pire que tout, on ne suit pas un groupe d’individus qui vous interpelle dans la rue alors que vous ne les connaissez pas et qui, plus est, de manière très peu élégante. Il n’y a rien à prouver à ne pas se méfier de ce genre de personnes. Elles sont très certainement bien intentionnées, mais on ne peut plus se permettre d’avoir ce genre de comportement aujourd’hui si l’on est vraiment honnête.
B) Parler honnêtement de la sécurité
« J’envoie un message à un proche pour lui dire où et avec qui je suis ». Voilà une phrase qui devrait être adopté par tous et accepter pour ce qu’elle est par celui qui l’entend. Il n’y a plus aujourd’hui possibilité d’être offusqué par ce genre de précaution. Et si quelqu’un te le reproche on part sur un mauvais point. Ce n’est pas discutable, si personne ici n’est dangereux, tout le monde acceptera de jouer le jeu parce que c’est nécessaire malheureusement.
Sortir en groupe mais pas une proposition anormale ni de nature a cassé l’ambiance si l’objectif n’est que purement amical. Et la personne qui te dit le contraire a des idées derrière la tête et va se voir jusqu’où ça peut aller.Si elle est vraiment fiable, elle comprend que les sorties du soir, quand tu es en couple, ça se fait en groupe. Encore en plus si vous venez juste de vous rencontrer. Et même pour une rencontre amoureuse rien n’empêche de faire une sortie de groupe et lorsque tout le monde aura tous les gages de sécurité, finir la soirée avec plus d’intimité.
Tout ça enfin d’éviter le plus possible l’étape la plus dangereuse : devoir s’opposer par la force.
II) S’opposer par la force
Si malgré toutes ces précautions, tu te retrouves quand même en fâcheuse situation. Se préparer psychologiquement peut grandement aider (A). Et comme nous ne sommes pas tous des maîtres ninjas, avoir quelques équipements pourraient s’avérer être utile (B).
A) Le choc psychologique
Le sentiment d’injustice. C’est vraiment la première chose que l’on ressent parce qu’on se fait agresser. On n’a rien fait pour, on est une personne bien, pourquoi ça tombe sur nous ? À toutes ces questions, il faut mettre un stop de cow-boy, car cette situation n’a rien de logique. L’agresseur a cherché une cible et, à chaque fois, il fait en sorte de pouvoir la dominer. Il ne prend quasiment jamais le risque d’être moins fort que sa victime. Il ne faut pas t’en vouloir pour cela, il ne cherche qu’à faire le mal, il n’y a aucune logique là-dedans. Ce sentiment d’injustice est aussi mêlé avec la surprise. Jamais on n’a imaginé un jour être confronté à une situation de violence. Et ça participe autant que la peur à se retrouver tétanisé. La toute première étape, donc, pour éviter d’être trop sous le choc, c’est de, d’ores et déjà, admettre que cela puisse arriver et que ce sera complètement injuste, car on n’a rien fait pour en arriver là. Avec cette idée bien ancrée en tête, le choc de la surprise peut passer plus rapidement, car on s’est préparé à se poser ces questions et on a déjà les réponses : on n’y est pour rien, on ne le mérite pas, mais oui, ça peut nous arriver.
Il faudra aussi bien comprendre que la chose la plus censée à faire une fois la surprise passée, c’est de fuir. Trouver tous les moyens possibles pour fuir. Ça aussi, il faut se le dire en avance, car sur le coup, on n’y pensera pas.
B) Les armes de défense
Mais malheureusement, il faut aussi envisager le pire. La situation où, même préparé psychologiquement, on a eu le réflexe de vouloir partir. Et ce peut-être même en ayant perçu au préalable le danger et donc en ayant eu toutes les chances de son côté pour l’éviter. On est tous là, on peut quand même se retrouver bloqué. Et dans ce cas-là, c’est l’agresseur qu’il faut faire fuir. Il n’y a pas 50 solutions, mais le pire dans tout ça, c’est qu’elles sont toutes illégales. Parler des armes de catégorie C, de type bombe au poivre. Car ce sont des ustensiles de défense qui ne sont autorisés au transport que pour les professionnels.
Mais malheureusement, dans ce cas de figure, il va falloir choisir d’être dans l’illégalité pour réussir à se sauver.
Il y a des rumeurs qui parlent de taille de la bonbonne en dessous de laquelle son transport serait autorisé. Il n’en est rien, c’est interdit. Mais les juges peuvent être conciliants, à plus forte raison si c’est une femme qui l’utilise.
Le sketch d’origine: